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Mohamed Bajrafil – Le débarquement : un mal nécessaire

MasiwaMane n°20/29 février 2008 6

Plusieurs semaines, sinon plusieurs mois, sont passées depuis que le président de l’Union des Comores a annoncé comme inévitable le débarquement de l’armée nationale sur l’île d’Anjouan, sécessionniste malgré elle depuis août 97. Les palabres vont bon train, depuis lors. Entre ceux qui jugent, comme le président Sambi, que le rétablissement de l’autorité de l’état dans toute l’étendue du territoire national ne peut pas se faire, autrement que par l’éviction par la force des autorités de fait de l’île rebelle et ceux qui, à tort, se réclament de Gandhi les échanges verbaux n’ont pas cessé de jour en jour de se vivifier.

Même aujourd’hui où le débarquement n’est plus une option mais plutôt une évidence, on trouve des gens qui avancent la chimérique et infantile idée du tout ou rien : Mayotte étant sous occupation, un débarquement doit s’y faire au même moment que celui d’Anjouan.

Mais que pense cette voix discordante des violences, viols et exécutions, qui, tous les jours, sinon toutes les heures sont commises par Bacar et ses milices ? Que pense-t-elle des, bientôt, douze ans d’instabilité politique sans précédent historique dans le pays, provoqués par la sécession ?

Outre la chimérique idée de vouloir chevaucher le séparatisme mahorais et celui de Bacar, à la fois, la voix discordante avance qu’il ne faut surtout pas oublier que la guerre qu’occasionnera le débarquement de l’armée nationale, aidée de l’UA, sera fratricide : le comorien tuera le comorien comme lui. Le décor est planté pour le statu quo : comme on ne peut pas libérer Mayotte, pourquoi libérer Anjouan ? Surtout si l’on sait d’avance, et quelle sagacité, qu’il y aura des morts.

Une force obscure souffle le chaud et le froid dans et pour l’instabilité de notre pays, depuis son indépendance. Cela est une évidence que certains tentent de cacher sous des phrases du genre : “Les Comoriens sont aussi responsables”.

Notre pays est incapable de de faire face à la puissance administrante de Mayotte, pour libérer entièrement notre pays. Il va tenter de préserver la partie qui est effectivement sous son contrôle.Afin de nous maintenir le plus longtemps possible dans ce capharnaüm, où le pays n’a pas de frontières stables et l’Etat est inexistant, les forces obscures, désignées par le président Sambi, ont usé de tous les moyens. Bacar n’est qu’une de ses innombrables tentacules.

C’est pourquoi, il est inacceptable que des délégations de l’Union Africaine et de la ligue arabe se succèdent à Anjouan pour lui demander, qui de partir, qui d’accepter l’organisation d’élections libres et transparentes si “l’ombre de Kaiser Sauzé” n’était pas derrière lui. Sachant qu’en cas d’intervention militaire de l’UA et de l’AND, il risque au mieux d’être traduit devant une juridiction pénale pour les viols, tortures et assassinats que commettent ses sbires à Anjouan, au pire de se faire tuer. M(u)droisi voit Moussa !

C’est pourquoi, il faut éviter de parler de l’après Bacar. Du moins pour l’instant. Il ne va pas être facile à déloger. Donc, pour y arriver, des hommes, des femmes et des enfants seront , à coup sûr, touchés. Mais doit-on pour autant ne pas bouger ? Non. La solution n’est certainement pas dans l’immobilisme. Il n’a que trop duré. Voyons que par cette intervention les milliers de compatriotes pris en otage depuis plus de dix ans par le séparatisme souffrent aujourd’hui de la folie dictatoriale de Bacar.

Ne pas bouger, c’est cautionner ces atrocités. Les images et les témoignages de torture qui fourmillent les médias rendent obligatoire une intervention militaire pour mettre bas Bacar. C’est pourquoi le débarquement, à l’origine motivé par des raisons politiques devient aujourd’hui humanitaire.

Il est question de vie ou de mort. Il n’en va pas, contrairement à ce que vous croyez, de l’avenir politique de Sambi. Encore moins de son pouvoir. Il en va de la survie de nos compatriotes anjouannais. Les forces obscures qui sustentent Bacar semblent aujourd’hui acculées par la réaction de cette UA, dont les pas de danse, dans cette affaire, sont tout aussi désordonnés que ceux d’un enfant qui fait ses premiers pas. Ne nous divisons pas, au moment où le but n’a jamais été aussi proche. Enfonçons le clou. Oublions les conflits d’intérêt et de personne. De la réussite de notre armée dans cette opération dépend la survie de notre pays. Soutenons-la, comme il faut, car elle en a bien besoin. Ce déparquement, est, qu’on le veuille ou non, nécessaire. C’est, disons, un mal nécessaire.

Mohamed Bajrafil

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