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En Islam, rien n’est plus grave que la désunion

Les religions se distinguent des autres doctrines, en ce qu’elles appellent, toutes, à l’unité et à l’union. Le coran en parle dans la sourate “Le pèlerinage” en ces termes : “A chaque communauté nous avons prescrit un rituel par lequel ils disent le nom de Dieu”. Le “ils” n’est pas, loin s’en faut, la somme de plusieurs individualités qui, dans leurs coins, accompliraient, chacune, la prescription divine. Il s’agit d’un “ils” renvoyant à un groupe agissant, pour Dieu, les uns à côté des autres.

 

L’islam, en dépit de la place primordiale qu’il accorde à la découverte de Dieu par l’individu, au sens latin du terme, individu venant de “indivis”, c’est-à-dire celui qui n’est ni partageable, ni duplicable, considère le groupe comme le lieu, par excellence, de l’adoration de Dieu.

 

La prière, par exemple, est la pierre angulaire de l’islam. Celle faite, en groupe, dépasse, cependant celle faite à l’écart. La notion de “groupe” dans cette religion ne se limite pas à l’accomplissement des rituels. Être en groupe signifie, dans la religion musulmane, prendre soin les uns des autres, s’aider les uns les autres. Et comme on ne peut pas s’aimer, s’aider et se soutenir sans se connaître, les rituels sont et doivent, pour la plupart, être publics et communautaires.

C’est dans cette optique que le prophète dit : “il n’est pas croyant celui qui ne

se préoccupe pas de la vie de ses coreligionnaires”. Le cas de Mayotte entre à fortiori dans cet esprit. Nombreux, et ce n’est un secret pour personne, sont ceux, parmi nos compatriotes comoriens, qui décèdent dans le bras de mer qui sépare la partie indépendante du pays de Mayotte. Négliger ce désastre, ne pas en dénoncer les responsables, c’est ne pas s’occuper de leur sort, c’est, d’après le dire du prophète ci-dessus, cesser de croire. Pour cela, nous devons nous battre, au moins, pour que vive leur mémoire. Au moins cela, chers compatriotes.

 

Par ailleurs, il est question de l’intérêt général de notre pays dans le litige politico-humain l’opposant à la France. Nous devons cesser nos querelles partisanes, laisser de côté nos susceptibilités et ensemble nous engager dans le combat pour la libération totale et définitive de notre patrie. Notre engagement doit se faire seulement dans l’union et l’unité. Rappelons nous l’histoire du prophète quand, en l’an six après l’hégire, il décide de se rendre à la Mecque, qu’il a été contraint de quitter. Au cours du voyage, lui et ses quatorze cent compagnons de l’époque font une halte à un oasis nommé “Houdaïbiyat”.

D’ici, il dépêche un émissaire à la Mecque pour avertir de son retour pacifique pour visiter la maison de Dieu. L’émissaire fut son gendre et ami ‘Outhmane ibn Aa’ffane.

 

Quelque temps après son départ, un bruit parvint aux oreilles du prophète, qui annonça l’assassinat probable de son émissaire par les Mecquois. Abasourdi par la barbarie dont ont fait preuve les Mecquois à l’endroit de son émissaire, il réunit ses quatorze cent compagnons, leur raconta le probable assassinat d’Outhmane et leur demanda de s’engager sur deux points. Le premier est de guerroyer jusqu’à la mort contre les Mecquois, en dépit du grand nombre de l’ennemi. Le second est de ne pas se diviser devant l’adversaire. Les mille quatre cent compagnons répondirent, les uns après les autres, à l’appel du prophète, en lui serrant, chacun, la main.

 

Il s’avéra plus tard que c’était faux, il n’avait pas été tué. Mais le geste, l’engagement n’était pas anodin. Au reste, Dieu en parle dans la sourate “Al fath” (“L’ouverture de la Mecque”) en ces termes : “Ceux qui te font allégeance le font, de fait, à Dieu. La puissance de Dieu les accompagne”. Cette allégeance, connue en histoire sous le nom de “l’allégeance de Ridwane”, nous, Comoriens, devons dans nos mouvements pour la libération de notre pays en tenir compte. D’une voix commune dénonçons l’occupation d’une partie de notre pays par une puissance étrangère.

 En Islam, rien n’est plus grave que la désunion dans I.i.En Islam, rien n’est plus grave que la désunion MSK

L’islam n’a pas de droit de deux poids et deux mesures. La justice pour les grands pays est la même que celle des tout petits ; celle des grands la même que celle des petits. C’est dans cet esprit là que le prophète dit un jour :

 

“Ce qui a perdu les communautés passées, c’est la justice partiale. Si Fatima, ma fille, venait à voler, je lui couperais la main, comme c’est prévu dans et par loi”. Le respect des frontières de tout pays est un des principes sui generis de la charte des nations unies.

Il n’appartient donc à aucun pays, aussi puissant qu’il soit, le droit de le violer. Fût-il la France. Dénonçons-la. Combattons-la par la non-violence qui est le vrai esprit des rapports des humains en islam. Notre force se loge dans l’unité : unité de notre pays, unité de nos concitoyens.

 

Mayotte n’est et ne doit pas être la cause de quelques illuminés épris de liberté et d’égalité. C’est une cause nationale, qui doit préoccuper tout Comorien digne de ce nom. N’oubliez pas, “rien, en islam, n’est plus grave, que de se désunir devant l’adversaire”. Surtout s’il est de la trempe et de la carrure de celui auquel nous sommes opposés.

 

Mohamed Bajrafil – Imam de la mosquée de Corbeilles – Essonne.



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